Votre THM ne fonctionne pas ? Pourquoi obtenir un THM n’est que le début

Votre THM ne fonctionne pas ? Selon le NHS, le THM (traitement hormonal de la ménopause) peut mettre jusqu’à 3 mois à agir pleinement, et si vous ne vous sentez pas mieux au bout de ce délai, votre médecin peut vous proposer de modifier votre dose ou de changer de type de traitement. Certaines femmes absorbent mal l’œstrogène par la peau. Obtenir un THM, c’est le début de la recherche de ce qui vous convient, pas la fin.

L’essentiel à retenir

  • Votre THM ne fonctionne pas encore ? Il peut falloir jusqu’à 3 mois pour qu’il agisse pleinement. Si vous ne vous sentez pas mieux au bout de ce délai, le NHS conseille d’en parler à votre médecin.
  • Votre médecin peut modifier votre dose ou vous faire passer à un autre type de THM. Aucun type ne convient à toutes les femmes.
  • Selon Women’s Health Concern, un petit pourcentage de femmes absorbent mal l’œstrogène par la peau.
  • Convenez de tout changement de dose ou de type avec votre médecin plutôt que de l’ajuster vous-même. Si vous avez un utérus, vous avez aussi besoin d’un progestatif pour le protéger.
  • Selon Women’s Health Concern, « le moyen le plus efficace de surveiller un traitement par THM est de faire régulièrement le point sur les symptômes ». Tenir un suivi facilite ce bilan.

Combien de temps faut-il pour que le THM fasse effet ?

La réponse du NHS est qu’« il peut falloir jusqu’à 3 mois pour que le traitement hormonal de la ménopause (THM) agisse pleinement sur vos symptômes ». Il ajoute : « Si vous ne vous sentez pas mieux au bout de 3 mois, parlez-en à votre médecin. »

Les recommandations du NICE préconisent de réévaluer le traitement des symptômes de la ménopause « à 3 mois pour en évaluer l’efficacité et la tolérance », puis une fois par an, ou plus tôt si le traitement ne fonctionne pas ou provoque des effets indésirables. Donc, si vous vous demandez « mon THM fonctionne-t-il ? » au bout de quelques semaines, il est peut-être trop tôt pour le savoir. Au bout de trois mois, un THM qui ne fonctionne pas est un sujet tout à fait légitime à aborder avec votre médecin traitant.

Encore des symptômes sous THM ?

La plupart d’entre nous espèrent que commencer un THM améliorera considérablement notre vécu de la périménopause et de la ménopause. En réalité, c’est le début d’un parcours pour trouver le bon type et la bonne dose, si tant est que le THM vous convienne.

Le NHS indique qu’« il n’existe pas un type de THM qui convienne à tout le monde » et que votre médecin « peut vous proposer de modifier votre dose, ou de passer à un autre type de THM ». D’après mon expérience, un THM qui ne fonctionne pas tient à quelques facteurs : la dose, la façon dont il pénètre dans l’organisme, la régularité avec laquelle vous le prenez et ce qui se passe par ailleurs dans votre vie.

Mon parcours : des patchs au gel, puis au spray

Mon parcours avec l’œstrogène a commencé par des patchs : 50, puis 75, puis 100 microgrammes. Chaque augmentation m’a aidée, puis au bout d’un moment mes symptômes sont revenus peu à peu. J’ai porté le patch le plus fortement dosé pendant environ trois ans, et j’avais toujours des symptômes. Si vous êtes sous THM et que vous ne vous sentez toujours pas comme avant, vous vous demandez peut-être si c’est le mieux que vous puissiez espérer. Moi, je me le suis demandé.

À ce moment-là, Brent et moi étions en train de créer TALIA. Je me souviens très clairement de la première fois où j’ai montré l’application à mon médecin traitant. Après avoir discuté, j’ai sorti mon Rapport médical imprimé. Elle a passé environ deux minutes à regarder les données et m’a dit qu’elle était quasiment sûre que je n’absorbais pas correctement mon œstrogène par les patchs. J’avais aussi ajouté des notes sur une peau irritée et qui démangeait à l’endroit du patch, ce qui l’a encore davantage confortée dans son avis. Elle m’a dit que, dans mon cas, à cette dose, elle se serait attendue à ce que mes symptômes soient mieux contrôlés.

Je suis repartie avec une ordonnance de gel, et mon suivi a montré une vraie amélioration de mes symptômes. Le gel était super, mais à ma dose il y en avait beaucoup, et rester allongée près de dix minutes chaque matin le temps qu’il sèche avait un vrai impact sur ma routine. Alors, en septembre, je lui ai parlé d’un spray, et elle y était tout à fait ouverte. J’ai désormais très peu de symptômes, et quand ils reviennent, je vois pourquoi : une maladie, une période chargée ou stressante, un voyage, une routine chamboulée. C’est la vie, pas mon THM qui me laisse tomber.

Patchs de THM qui ne fonctionnent pas ou œstrogène mal absorbé ?

Women’s Health Concern, la branche de la British Menopause Society dédiée aux patientes, indique qu’« un petit pourcentage de femmes n’absorbent pas bien l’œstrogène par la peau », « en raison de nombreux facteurs, notamment le site d’application, l’irritation cutanée, le type de peau, l’origine ethnique, l’âge et le niveau d’hydratation ».

La notice patient d’Evorel, un patch disponible en 25, 50, 75 et 100 microgrammes, mentionne « une peau irritée, qui démange, et une éruption à l’endroit où le patch est appliqué » comme un effet très fréquent, touchant plus d’une personne sur 10. Le NHS indique que si une éruption ou des démangeaisons ne touchent que la zone où vous appliquez l’œstrogène, il faut « en parler à votre médecin, car vous pourriez avoir besoin d’un autre traitement ».

Le gel et le spray passent eux aussi par la peau, donc remplacer les patchs par le gel n’est pas une solution garantie. Pour moi, ça a marché. Les comprimés sont le type qui ne passe pas du tout par la peau, et la même fiche d’information indique qu’il vaut mieux essayer un autre type de THM que de contrôler un taux sanguin. Si vous utilisez un patch combiné, qui contient aussi le progestatif, passer au gel ou au spray implique de prendre un progestatif séparé : votre médecin examinera donc les deux.

Une dose plus élevée est l’autre option citée par le NHS, et elle a ses limites. La British Menopause Society indique que « certaines femmes peuvent avoir besoin de doses d’œstrogène plus élevées, au-delà de ce que prévoit l’autorisation de mise sur le marché », mais que cela « ne doit pas être considéré comme une pratique courante ». Si vous avez encore votre utérus, le NHS indique que « vous devrez aussi prendre un médicament progestatif pour protéger votre utérus ». Que ce soit votre cas ou non, modifiez votre dose ou votre type de traitement avec votre médecin, jamais seule.

Symptômes qui reviennent sous THM : autres points à vérifier

D’après mon expérience, la régularité compte aussi. L’une des choses que les femmes nous ont le plus souvent dites pendant notre bêta, c’est qu’elles prenaient leur THM plus régulièrement. Personne ne saute une dose exprès. C’est juste que la vie s’en mêle. Le NHS recommande d’appliquer le gel et le spray « à la même heure chaque jour ».

Sans un petit rappel, j’oublie encore mon spray certains matins, alors TALIA me le rappelle à l’heure que j’ai choisie. Si vous manquez une dose, suivez la notice de votre produit, et vous trouverez plus d’informations dans notre article Que faire si vous oubliez votre THM.

Et puis il y a la vie. Chez moi, la maladie, le stress, les voyages et une routine chamboulée font tous revenir des symptômes sous THM, et cela ne veut pas toujours dire que le THM a cessé de fonctionner. Avant de mettre cela sur le compte d’un THM qui ne fonctionne pas, garder une trace de ce qui se passait par ailleurs vous aide, vous et votre médecin, à faire la part des choses.

Que montrer à votre médecin traitant si votre THM ne fonctionne pas

Votre médecin voudra savoir ce qui s’est passé, quand, et comment les choses ont évolué au fil du temps. Avant votre rendez-vous, notez :

  • vos symptômes, leur intensité et leur fréquence
  • quand vous avez pris ou appliqué votre THM, et les doses que vous avez manquées
  • où vous avez mis vos patchs, votre gel ou votre spray, et toute démangeaison ou éruption cutanée à cet endroit
  • ce qui se passait par ailleurs : maladie, stress, voyage, changement de routine

Si les ajustements de votre traitement ne vous aident pas, le NICE recommande d’« orienter les femmes vers un professionnel de santé expert de la ménopause si les traitements n’améliorent pas leurs symptômes de la ménopause ou si elles présentent des effets secondaires gênants et persistants ». Il est légitime d’en parler à votre médecin traitant. En dehors du Royaume-Uni, ce sont votre propre médecin et les recommandations locales qui s’appliquent.

TALIA enregistre chaque dose de votre THM, qu’il s’agisse d’un patch, d’un gel, d’un spray ou d’un comprimé, et vous rappelle quand elle est due. Lorsque votre médecin modifie votre dose ou votre type de traitement, TALIA enregistre le changement et montre l’état de vos symptômes la semaine avant et la semaine après. Vous pouvez tout regrouper dans un Rapport médical à apporter à votre rendez-vous, et vous trouverez d’autres conseils pour suivre vos patchs, gels et sprays de THM. TALIA ne peut pas vous dire si votre dose est la bonne. C’est à votre médecin d’en décider, et ce suivi l’aide à le faire. Téléchargez TALIA pour iPhone ou Android.

 

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Questions fréquentes

Combien de temps faut-il pour que le THM fasse effet ?

Selon le NHS, il peut falloir jusqu’à 3 mois pour que le THM agisse pleinement. Si vous ne vous sentez pas mieux au bout de 3 mois, parlez-en à votre médecin, qui pourrait vous proposer d’ajuster votre dose ou de passer à un autre type de THM. Les recommandations du NICE préconisent également un bilan à 3 mois.

Est-il normal d’avoir encore des symptômes sous THM ?

Cela peut l’être, surtout les premiers mois. Selon le NHS, il n’existe pas un type de THM qui convienne à tout le monde, et trouver le bon type et la bonne dose peut prendre du temps. Si les symptômes persistent ou reviennent, gardez-en une trace et montrez-la à votre médecin.

Puis-je passer des patchs au gel ?

Oui, si votre médecin est d’accord. Le NHS cite le passage à un autre type de THM parmi les options possibles lorsque le traitement ne fonctionne pas. Le gel s’applique une fois par jour et, selon le NHS, il faut attendre jusqu’à 5 minutes qu’il sèche avant de s’habiller ; un spray met jusqu’à 2 minutes à sécher. Si vous utilisez un patch combiné, vous aurez besoin d’un progestatif séparé avec le gel ou le spray.

Et si le patch le plus dosé ne fonctionne pas ?

Selon Women’s Health Concern, un petit pourcentage de femmes absorbe mal l’œstrogène par la peau, si bien qu’un autre type pourrait mieux vous convenir. La British Menopause Society indique que certaines femmes peuvent avoir besoin de doses plus élevées, en dehors du cadre de l’autorisation de mise sur le marché, mais que cela ne doit pas être considéré comme une pratique courante. Si les traitements ne vous aident pas, le NICE indique que votre médecin traitant devrait vous orienter vers une personne spécialisée dans la ménopause.

Une prise de sang peut-elle montrer si j’absorbe bien mon THM ?

En général, non. Selon Women’s Health Concern, les analyses de sang « ne sont généralement pas un moyen précis de déterminer exactement dans quelle mesure vous absorbez le THM », et mieux vaut essayer un autre type de THM et parler de vos symptômes avec un professionnel de santé que de contrôler votre taux d’œstrogène dans le sang.

Si votre THM ne donne pas les résultats espérés, essayez de comprendre pourquoi avant de décider qu’il n’est pas fait pour vous. TALIA garde la trace de votre ressenti et du moment où vous avez pris ou appliqué votre traitement, en toute confidentialité sur votre téléphone. Téléchargez TALIA pour iPhone ou Android.

 

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Kate Kirkman Cofondatrice
Kate Kirkman est la cofondatrice de TALIA, une application où la confidentialité passe avant tout, qui aide les femmes à suivre et à comprendre leur périménopause et leur ménopause. Kate est entrée en périménopause au milieu de la quarantaine. Faute de trouver un moyen simple et privé de suivre ses symptômes et son THM (traitement hormonal de la ménopause), elle a créé TALIA avec son mari Brent, forte d’un parcours dans le marketing télévisuel et la stratégie de marque internationale.